Management bienveillant et leadership

 

Le sujet que je voulais aborder avec vous aujourd’hui est celui du management et de la gestion de projet au sein des entreprises. Il s'agit d'une question importante pour toutes les entreprises surtout dans les entreprises de l'IT, et qui peut générer beaucoup d'interrogations.

Les managers "cowboys"

Bien trop souvent, je rencontre des managers en mode « cow-boy », qui font du management à l’ancienne. Ils ne font que mettre la pression ; ce sont des donneurs d’ordre.

Ils n’assument pas les responsabilités et savent trouver des coupables. Je trouve que c’est devenu une forme obsolète de manager et de travailler. Pourquoi ? Parce qu’avec les générations X ou Y cela ne marche plus. Ces jeunes sont vraiment frivoles et veulent se sentir acceptés, se sentir importants. Ils peuvent facilement partir ailleurs si cela ne leur plait pas.

Le leadership à l’américaine

Moi je suis plutôt un adepte du leadership à l’américaine. Il est difficile de le traduire car ça épouse plusieurs notions. Dans cette forme de leadership, le leader est celui qui va montrer le chemin, qui va retrousser ses manches pour travailler et montrer l’exemple. Ce n’est pas seulement celui qui va donner des ordres et récolter les lauriers.

Je pense qu’un vrai manager ou chef de projet, doit savoir traiter ses équipes avec bienveillance ; c’est très important.

Il faut avoir une vraie écoute et savoir donner de l’importance à l’autre. S’il se sent compris, il va s’impliquer davantage et on aura de bons résultats. À l’inverse, s’il se sent méprisé, il aura tendance à trainer des pieds et peut-être même à s’en aller. Autant essayer de mettre en place des stratégies qui fonctionnent, et la stratégie de la pression ne marche plus.

Le facilitateur ou le management 2.0

J’ai longtemps été Scrum Master et ce que j’aime dans ce poste est la position de facilitateur.

Comme son nom l’indique, un facilitateur est quelqu’un qui va faciliter le travail de ses équipes. J’avais tendance à aller chercher les informations pour que le développeur puisse faire correctement son travail. Je servais également de rempart ou de barrage. Je m'efforçais de canaliser toute la pression extérieure pour protéger mes collaborateurs afin qu’ils ne soient pas perturbés. Il faut aussi savoir faire redescendre les compliments, les moments où ça se passe bien et où les clients et la hiérarchie sont contents. Il ne faut pas être dans cette position où le manager se sent au-dessus de son équipe, où il donne des ordres et où l’équipe doit obéir. Cela ne marche pas et ne marchera plus. On doit passer au management 2.0 voir le management 3.0.

Cette façon de manager, ce leadership, doit être appliqué comme outre atlantique. Il faut savoir mettre en avant les bonnes compétences, féliciter quand ça va bien et faire en sorte que tout le monde soit dans le bon dynamisme pour donner le meilleur de soi-même. On peut aussi le faire ici (en France).

Mon expérience de chef de projet 2.0

Actuellement, je suis sur un projet ou les gens sont dynamiques, il y a une bonne ambiance et chacun essaie de donner le meilleur de soi-même pour que ça réussisse. Malheureusement, on a encore des "petits chefs" qui viennent et imposent leur façon de voir les choses et ne sont là que pour faire des remontrances. Il faut savoir dire quand ça ne va pas mais aussi quand ça va. Il faut aussi laisser une marge de manœuvre à nos équipes pour qu’elles se sentent vraiment importantes pour donner le meilleur d’elles-mêmes.

Quand je fais de la gestion de projet, j’essaie de le faire de façon délicate. J’ai des équipes distribuées que j’essaie de faire matcher, de faire travailler ensemble mais jamais en leur mettant la pression. Je vais chercher l’information, j’essaie de faciliter les tâches et quand je vois qu’il y a un blocage, j’échange avec eux pour connaître leurs besoins et leurs difficultés. Si la solution qu’ils vont mettre en place leur semble ardue, on essaie de trouver d’autres solutions.

Le leadership et le management sont des sujets qui me tiennent à cœur parce que j’ai longtemps subi, moi aussi, des "petits chefs", et en montant dans la hiérarchie, j’essaie de ne pas faire subir à mes équipes ce management à l’ancienne. Le fait que je vienne de l’exécutif me permet de faire attention à ma façon de manager les équipes, et de trouver d’autres façons de fonctionner.

C’est vrai que j’ai une bonne dose d’humour qui permet de détendre l’atmosphère. Se retrouver en dehors du bureau, dans des lieux conviviaux comme des restaurants ou lors d’activités extérieures, permet aussi de créer un lien qui facilite le travail en équipe.

 

Merci de m’avoir écouté et à très bientôt.

 

 

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