L’agilité au service du digital : explications

 

Aujourd’hui, je souhaite parler d’agilité au service du digital.

Dans ma carrière, il y a eu un avant et un après agilité.

Au début, dans mes projets, l’ère du numérique était déjà bien lancée. Nous réalisions la plupart des projets de la façon suivante. Le client écrivait des spécifications pendant un certain temps. Ensuite, il nous présentait ce qu’il voulait, en accord avec le cahier des charges initial. On développait, parfois, sans savoir où on allait. On livrait le produit et on se retrouvait avec un paquet d’anomalies et un mécontentement du client et des développeurs, qui pouvait aller jusqu’au divorce.

 

Méthodes agiles : la découverte

Le concept des méthodes agiles

Il y a moins d’une dizaine d’années, j’ai découvert l’agilité. C’était nouveau et phénoménal pour moi. J’ai découvert une nouvelle manière de travailler, qui mettait en avant l’acceptation du changement plutôt que de suivre un plan. Cette phase d’agilité m’a permis de me réconcilier avec la façon de travailler dans les sociétés. J’aimais découvrir les rituels, par exemple, on a beaucoup utilisé la méthodologie scrum, les daily meetings où chacun indiquait son travail de la veille et du jour même, ainsi que ses difficultés. Il y a également les itérations, les sprints de 2 ou 3 semaines. A chaque fois, on avait un lot de stories ou de tâches à effectuer pour livrer un produit avec certaines fonctionnalités. L’incrémentation suivait, ce qui permettait de faire progresser le produit afin qu’il soit abouti.

Méthodes agiles : Feedbacks et améliorations

Puis, il y avait la façon de travailler main dans la main avec le client. Le product owner construisait la solution avec l’équipe. Ensuite, les démonstrations permettaient de montrer le travail réalisé et d’obtenir des feedbacks pour pouvoir s’améliorer. On se déconnectait des phases d’itérations pour se retrouver entre nous. Cela nous permettait d'exposer les avantages et inconvénients de la façon de travailler et d’apporter une amélioration continue.

De Scrum master à Coach agile

Par la suite, cela m’a donné envie de devenir Scrum master et j’ai passé la certification. Ce rôle me convient très bien. Non seulement le Scrum master construit la solution main dans la main avec le client (le prodct owner) et l’équipe, mais il a ce rôle d’animateur, de facilitateur, qui va aider l’équipe à développer sans être perturbée. Il va être dans la flexibilité, la souplesse et l’agilité. Ceci répondra aux besoins du client tout en aidant l’équipe à aller jusqu’au bout de leurs objectifs.

Après, j’ai été un peu plus loin en passant une certification de coach agile. Il s’agit d’aider les équipes à mettre en place les méthodes agiles : scrum, extrem programming, amélioration continue …

Méthodes agiles au service du digital

Je trouve que cette agilité et ses méthodologies sont au service du numérique et de nos entreprises, car elles permettent plus de souplesse. Vous pouvez d'ailleurs voir notre vidéo sur la transformation digitale des sociétés. Ces méthodes agiles proviennent des grandes entreprises japonaises. Celles-ci mettaient en place des façons différentes de travailler dans les années 60 (Toyota par exemple) et qui donnaient vraiment des résultats. Et je suis témoin qu’utiliser ces méthodologies permet d’obtenir de meilleurs résultats qu’avec des méthodes plus classiques comme le cycle en V ou le waterfall. Ces dernières ne permettent pas d’avoir ces allers-retours, ces échanges entre le client et les équipes de développement, ce qui peut créer des tensions.

Agilité vs Cycle en V

Il y a une analogie que j’aime beaucoup pour décrire la façon de travailler avec ou sans méthode agile.

Le cycle en V, c’est comme vouloir faire Lille – Marseille, en spécifiant chaque chemin, chaque arrêt pour le carburant ou pour manger, les petites routes, jusque dans le détail. Au bout de 100 km, on va avoir un problème, il va y avoir un bouchon, on aura une roue crevée, une route en travaux, et on sera obligé de changer de plan. Avec la méthode agile, on va se dire qu’on va faire Lille-Amiens, ensuite on verra. Si on arrive à Amiens et qu’une route est bloquée, on va bifurquer ou décider de s’arrêter à un autre endroit. On peut même faire un détour par un village sympa pour le visiter.

Pour moi, la digitalisation ne peut fonctionner qu’avec de la souplesse et de l’agilité.

 

Je vous remercie et à bientôt.

 

 

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